MAIRIE DE CASTELNAU PICAMPEAU

Histoire de Castelnau
CASTELNAU PICAMPEAU AU FIL DES TEMPS
(Extraits remarquables du livre de Louis Vié)

Louis Vié, docteur en droit et bibliothécaire à l'Université de Toulouse, a publié, notamment dans la Revue de Comminges, un certain nombre d'articles sur l'histoire de notre commune. Il a édité, en 1912, un opuscule  titré  "CASTELNAU-PICAMPEAU (JADIS CASTELNAU-DE-PICAMPEAU  EN COMMINGES)  DES ORIGINES À NOS JOURS". En voici quelques extraits :

Castelnau, est situé sur une portion de territoire qui fait face à la vallée de la Garonne qui est plutôt pléistocène et caillouteuse, le surplus appartient en entier au miocène. C'est là que se trouve le point culminant du canton, 364 mètres derrière la Couréjade,375 m à l'église, 380 m au moulin Derce.
La situation topographique explique sans doute l’étymologie de Picampeau. Castelnau se situe sur une haute colline dominant les alentours, sur un pic non abrupt, aux côtes relativement adoucies. La forme latine Castrum Novum dePicampalio et les formes françaises Picompau et Picqempault s’expliquent peut-être, par l'association des deux idées et des deux racines Pic et Pal

L'église:

Castelnau dépendit d'abord du diocèse primitif de Toulouse; puis, au démembrement de celui-ci, il rejoignit le  diocèse de Rieux.
Au moyen age le siège de la communauté était situé à Sainte Barse. Le 4 mai 1254, l'église de Saint-Pierre de Sainte-Barbe, près de Castelnau, fut comprise au nombre de celles qui durent être désormais soumises à la juridiction de l'ordre des Hospitaliers de Malte.
 En 1567 la construction de l'église actuelle fut décidée au lieu dit « Hopital ». Il faut surtout noter la délibération de novembre 1849, décidant la construction d'une voûte à la Philibert de l'Horme, à berceau, à 3 impériales divisées par 3 arceaux.
(En 1991 2 parcelles de terrain furent achetées pour agrandir le cimetière.)

La gouvernance de la commune:

Au 16ème siècle la communauté de Castelnau dépendait de la châtellenie de Samatan, comté du Comminges. À cette époque 4 magistrats municipaux administraient la commune sous la gouvernance  des seigneurs et des commandeurs de Malte.
En  1788  une élection consulaire fut organisée par le seigneur, Mre Joseph-Jean-Pierre-Gaston de Siregand, comte d'Erce Couserans, baron de Castelnau-Picampeau, seigneur de Polastron-Bourjac, les sieurs Pierre Beaux, Bertrand Baradat, Pierre Lajoux et Charles Flurian, furent élus consuls modernes du dit Castelnau.
Les trois premiers maires sous le régime républicain furent Jean Cassaigne (1790-91), Jacques Segur (1792), François Flurian (1794), ils furent notamment chargé d'appliquer les réformes de la Constituante, de la Législative et de la Convention.
En 1825 reconnaissance et classement des chemins vicinaux
  • 1ère classe : Chemin de Sainte-Barce et Paulon (D6 actuelle), Chemin de Guillemagne, Chemin de Guillou, Chemin de Lartigue, Chemin du Pouy par le Mousiot, Chemin de de l'Obit, Chemin des Landes, de las Téchenères, Chemin de Bouillac.
  • 2ème classe : Chemin de Bidaou à Mont, Chemin de la Rochelle, Chemin du Bourdon et Larregas, du Bourdon, Chemin de Maillelaouan, Chemin de Las Peyres,  chemin de Larregas, Chemin de Bordeneuve, Chemin de Brassac, Chemin du Vallon du Gélas, Chemin de la Harrère, Chemin de la Coste, Chemin de Laounou, Chemin de Loule.

L'école:

Sur le terrain scolaire, les administrations qui se sont succédées à Castelnau depuis le milieu du dix neuvième siècle ont toujours pensé à favoriser, dans la mesure des ressources locales l'instruction primaire. Dejà en 1831 un instituteur fut installé dans la commune. Après la loi Guizot qui dota, en 1833 le pays de sa première charte en matière d'éducation du peuple, il y eut à Castelnau des maîtres d'une façon ininterrompue.

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